
Nous sommes réunis, dans ces moments solennels, pour rendre un dernier hommage à notre cher collègue, l’Inspecteur principal des Douanes de classe exceptionnelle, Georges DIEME, décédé ce lundi 27 juillet 2026, des suites d’un malaise.

La perte soudaine de notre collègue, notre cher et regretté Colonel Georges DIEME, vient nous rappeler cruellement la fragilité de nos existences et le vide immense que laisse le départ d’un être d’exception.
En ce jour de profonde tristesse, la grande famille douanière se rassemble dans le recueillement pour rendre les honneurs à l’un de ses dignes serviteurs, qu’il a plu au Seigneur de rappeler à Lui.
Face au silence imposé par la mort, les mots paraissent dérisoires. Pourtant, le devoir de mémoire nous oblige à prendre la parole afin de témoigner de la reconnaissance de toute une Administration envers un homme qui a consacré sa vie au service de l’État, avec fidélité, courage et abnégation.
Notre collègue Georges DIEME, affectueusement appelé Pompidou par ses amis et camarades de promo, est né à Sindone, dans la verte Casamance. Il a fait ses humanités dans cette région où il décrocha le Baccalauréat.
Après de brillantes études universitaires sanctionnées par l’obtention, en 2001, d’une maitrise en Droit public, il réussit avec succès le concours d’entrée à l’École nationale d’Administration, Section Douanes.
A sa sortie de cette prestigieuse école, il fut nommé Inspecteur stagiaire le 05 novembre 2003 et affecté successivement comme :
- Rédacteur à la Direction des Systèmes informatiques douaniers ;
- Vérificateur au Bureau des Douanes de Dakar-Port Sud ;
- Enquêteur au Bureau des Enquêtes et du Contentieux ;
- Chef du Bureau des Franchises à la Division de la Facilitation et des Régimes économiques douaniers ;
- Chef de la Section contrôle différé au Bureau du Contrôle après dédouanement ;
- Assistant technique du Directeur de la Facilitation et du Partenariat avec l’Entreprise ;
- Chef du Bureau du Contrôle après dédouanement à la Direction du Renseignement et des Enquêtes douanières ;
- Directeur régional des Douanes du Sud-est ;
- Directeur régional des Produits pétroliers et des Unités spécialisées ;
- Et enfin Conseiller technique à la Direction générale des Douanes.
Au titre des distinctions, il a successivement reçu le Certificat de Mérite de l’Organisation mondiale des Douanes, la Médaille d’Honneur de la Douane et enfin a été élevé au rang de Chevalier de l’Ordre national du Lion.
Durant cette riche carrière professionnelle, Georges a incarné avec dignité les vertus cardinales qui fondent le métier de douanier : le sens du devoir, la discipline, la probité et la quête incessante de l’excellence.
Dans l’exercice de ses responsabilités, il n’a jamais recherché les honneurs. Il a préféré la satisfaction du devoir accompli, convaincu que servir l’État est moins un privilège qu’une mission exigeante qui impose compétence, sacrifice et exemplarité.
Ceux qui ont eu le privilège de travailler à ses côtés garderont le souvenir d’un homme d’une grande générosité intellectuelle, courtois et qui aura fait preuve de résilience face aux péripéties de la vie.
Aujourd’hui, nous ne pleurons pas seulement un grand commis de l’État ; nous saluons une figure lumineuse de notre corporation, un homme qui a porté au plus haut le flambeau de notre idéal commun.
Le Colonel Georges DIEME était l’incarnation même de l’excellence douanière. Sa connaissance encyclopédique de la réglementation faisait de lui une référence absolue, un véritable phare éclairant ses pairs comme ses subordonnés.
Pour autant, cette immense science n’a jamais altéré sa simplicité légendaire.
Animé d’une générosité intellectuelle rare, Georges ne gardait pas le savoir pour lui ; il le transmettait, le partageait et guidait chacun avec une patience infinie.
Son honnêteté, tant morale qu’intellectuelle, était un roc inébranlable.
L’impact de son action dépassait les rangs de notre administration. Ceux qui l’approchaient, notamment les usagers du service public, en restaient admiratifs tellement il était humain, courtois et respectueux.
Au-delà de l’officier, il y avait l’homme de foi. Pour nous, douaniers croyants, musulmans comme catholiques, Georges était bien plus qu’un collègue performant : il était l’incarnation du témoignage du véritable croyant en un Dieu omniscient.
Sa foi ne s’embarrassait pas de vains mots ; elle s’exprimait dans ses actes quotidiens, dans son humilité profonde, dans son amour du prochain et dans sa droiture spirituelle exemplaire.
Aujourd’hui, ses frères et sœurs d’armes mesurent toute l’ampleur de la perte qui les frappe. Son bureau sera désormais silencieux. Sa voix ne guidera plus les jeunes agents. Son expérience ne viendra plus éclairer les décisions. Mais son souvenir, lui, continuera de vivre dans les traditions de notre Administration et dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu.
A toute sa famille, nous exprimons notre profonde compassion. Aucun mot ne saurait vous consoler en ce moment, tant le chagrin est immense.
Mais sachez que toute l’Administration des Douanes partage votre peine et demeure reconnaissante pour les sacrifices consentis par celui que nous pleurons tous aujourd’hui.
À vous, chers collègues, camarades de promotion et ses amis de Georges.
Que cette disparition nous rappelle le caractère éminemment noble de notre mission. Servir notre pays exige compétence, intégrité et courage.
Notre regretté collègue nous laisse un héritage précieux de ce triptyque.
Cher Georges,
L’heure est venue pour nous, de te dire Adieu.
Au nom de l’Administration des Douanes, nous te rendons les honneurs que mérite un Officier qui a servi avec loyauté et abnégation.
Nous saluons ton engagement sans réserve, ton attachement à la République, ton dévouement au service public et l’exemple lumineux que tu laisses à la postérité.
Ton nom restera toujours inscrit dans la mémoire de tes compagnons de service. Ton parcours demeurera une source d’inspiration pour celles et ceux qui porteront, après toi, l’uniforme des Douanes.
Puisse Dieu Le Tout-Puissant t’accorder Sa miséricorde infinie, t’accueillir dans Son Paradis éternel et accorder à ta famille la force de surmonter cette douloureuse épreuve.
Ton souvenir restera à jamais gravé dans les annales de la Douane et dans le sanctuaire de nos cœurs.
Va en paix, cher Georges. Que la terre de Sindone te soit légère.
AMEN.
